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Les débuts d’Alfa Romeo.
Le point de départ est dû à Alexandre Darracq, constructeur français qui créa en 1909 une succursale en Italie, la SAID, utilisant la main d’œuvre locale ; Mais les deux modèles construits (8/10 HP et 14 HP) n’eurent pas de succès, et Darracq liquida son affaire. Elle fut reprise par le directeur administratif, Ugo Stella, qui adapta la production au marché italien, et engagea un ingénieur italien : Guiseppe Merosi La firme fut rebaptisée : elle devint A.L.F.A (anonima lombarda fabbrica automobili), le 24 juin 1910. Son écusson fut alors crée : à gauche, les armoiries de Milan, à droite, le serpent qui dévore un enfant (bisciore) des Visconti (une famille gibeline qui régna sur Milan de 1277 à 1447) ; et tout autour, une couronne de lauriers, car la marque fut championne du monde avec la P2 en 1925.
La première voiture conçue par Merosi en 1910 fut une voiture de 4 litres, 24 HP, beaucoup plus importante que les petites Darracq. Il en tira une 22 HP, plus simple, une 20/30 HP et une 15/20 HP.
Dès 1911, les dirigeants d’Alfa, désireux d’attirer une nouvelle clientèle, choisirent la compétition. Merosi modifia la 24 HP, l’allégea, et inscrivit deux voitures à la Targa Florio, en Sicile. Ce fut un échec deux ans de suite.
Merosi créa la 40/50 HP, plus puissante (6l. de cylindrée) en 1913, et l’engagea à nouveau à la Targa Florio. Les deux voitures terminèrent l’épreuve en 3ème et 4ème position. Il en fut tiré un Tipo Corsa, afin de l’engager en grand prix. Merosi innova, et dota ce modèle d’une culasse double arbre, technique qui allait devenir célèbre.
Hélas la guerre de 14 interrompit ces projets. L’Italie s’engagea avec les Alliés et Alfa travailla pour l’armée.
En 1915, les soucis financiers liés à Darracq réapparurent : le neveu de Darracq avait revendu ses actions à la Banca di Sconto. Celle-ci, méfiante, chercha quelqu’un pour partager les risques. C’est alors qu’entra en scène l’industriel Nicolas Romeo, qui cherchait de nouveaux investissements. Il racheta les actions d’Alfa et en devint président. Le nom de l’entreprise changea, du fait de l’intervention de Nicolas Romeo : il devint Alfa Romeo (décembre 1915). En 1918, la fin de la guerre supprima les marchés militaires, et N. Romeo reprit la fabrication de voitures, toujours avec Merosi. |





